Un peu d’histoire

La Genèse d’un Rêve Collectif : Les Débuts de Notre Association.

Jean-Paul Buffat

Les prémices dans les années 60
Tout commence dans les années 1960, Place de l’Église, au cœur du bourg de Royat. À cette époque, l’association n’est qu’un balbutiement, un espace de vie pour une jeunesse locale nombreuse et bruyante, peu en phase avec le calme et la sérénité recherchés par les curistes de la station thermale. Les pétarades et la musique forte dérangent, et il devient évident que le foyer doit trouver un autre lieu pour s’épanouir.

Un nouveau départ sur le chemin des Crêtes
En 1970-1971, la solution est trouvée : le foyer est déplacé vers un local préfabriqué sur le chemin des Crêtes, au-dessus du château Le Paradis. L’association est alors encadrée par des éducateurs bénévoles et des animateurs contractuels. En 1975, un tournant s’opère : un Conseil de Maison, composé de jeunes usagers, est mis en place. Il est supervisé par un Conseil d’Administration où les jeunes sont fortement représentés, aux côtés de membres de droit comme la mairie, la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports, et un représentant de la Fédération des MJC.


Un Projet Ambitieux : La Naissance d’un Lieu Dédié

L’impulsion politique
C’est lors d’une séance du Conseil Municipal que le projet prend vraiment forme, porté par Madame Marie-Thérèse Schmitt, adjointe au maire Jean Revenel, puis réélue sous le premier mandat de Jean-Claude Pons. Une promesse électorale est faite – et tenue. Un concours est lancé auprès de jeunes architectes pour concevoir le futur foyer. Le projet retenu est celui du groupe Sycomore, qui a travaillé en étroite collaboration avec le Conseil de Maison. La démocratie a parlé : le choix est validé par l’ensemble des parties prenantes.

Un budget adopté sous haute tension
Le jour du vote du budget en mairie est un moment clé. Une foule d’adhérents, de familles et de jeunes se rassemble pour assister à la séance du Conseil Municipal. Leur présence est un message fort : ce projet compte. Le budget est finalement adopté, et la future MJC est promise pour 1983.


Les Épreuves du Destin

La catastrophe du chemin des Crêtes
En 1980, après un hiver marqué par le gel et la pluie, une avalanche de rochers s’abat sur le local préfabriqué, le détruisant complètement. Le foyer se retrouve sans toit. Pendant des mois, les jeunes et leurs encadrants errent de local en local, trouvant refuge où ils peuvent. Malgré ces difficultés, l’esprit de corps et la détermination des jeunes permettent de maintenir les activités. C’est dans le Foyer Johany Bernard, face aux écoles, que la section rugby et la danse modern jazz voient le jour.

Un bureau improvisé, des rêves intacts
Trois armoires métalliques en angle, un bureau de fortune, deux tables de ping-pong et un baby-foot : c’est de ce modeste QG que les jeunes et leurs encadrants suivent, avec impatience et excitation, l’avancée des travaux de leur futur foyer. Les architectes, eux-mêmes artistes (théâtre, photographie, musique), partagent cette passion et cette vision.


La Réalisation d’un Rêve Éveillé

Un terrain et des voisins bienveillants
Trouver un terrain n’a pas été simple, mais le choix se porte finalement sur l’emplacement actuel. Contre toute attente, les voisins sont ravis : le terrain choisi était jusqu’alors une décharge à ciel ouvert. Le projet est donc accueilli comme une bénédiction.

Un budget rogné, mais une détermination sans faille
Hélas, une mauvaise surprise attend l’équipe : le sous-sol du terrain est instable. Il faut des pieux de béton colossaux pour sécuriser la dalle, ce qui grève une grande partie du budget prévu pour les aménagements intérieurs. Quand les clés sont enfin remises en 1983, le foyer est livré « nu ». Qu’à cela ne tienne : les jeunes, aidés par les Services Techniques de la Ville, relèvent leurs manches et réalisent eux-mêmes le second œuvre.

1983 : L’Aboutissement d’une Aventure Humaine
C’est enfin en 1983 que le rêve devient réalité. Après des années de combat, de déménagements et de travail acharné, le foyer ouvre ses portes. Ce lieu, construit par et pour les jeunes, incarne bien plus qu’un simple bâtiment : il symbolise la persévérance, la solidarité et la force d’une communauté déterminée à se donner les moyens de ses ambitions.


Épilogue : Un Héritage Toujours Vivant

Aujourd’hui, cette histoire rappelle à quel point un projet porté par la jeunesse et soutenu par une communauté peut transcender les obstacles. Elle est un hommage à tous ceux qui y ont cru, qui ont lutté pour qu’il voie le jour, et qui continuent d’y insuffler vie et énergie.


Et vous, quel souvenir gardez-vous de cette époque ? Partagez vos anecdotes en commentaire !

Construction du bâtiment avec son ossature bois

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